Miel. L’or de notre alimentation

Pot de miel

*Image d’arrière plan: Free Food Images

Introduction 

J’ai eu l’idée de cet article suite à l’actualité. Vous avez surement aperçu cet article : « Franck Ribéry déguste une côte de bœuf en or à 1200€ ».  

Bien qu’il ait été beaucoup critiqué pour cela alors qu’en réalité sa côte de bœuf était à 1250 dirhams des Emirats arabe Unis, soit environ 300€. Et que, même si du point de vue éthique nous sommes limite, nous ne sommes pas moins coupables avec nos téléphones à 1000€ conçus grâce aux mines africaines. 

Mais si je rédige cet article ce n’est ni pour parler d’or ni pour parler de viande de bœuf, mais d’un autre or que les français apprécient : le miel.

Pourquoi consommer du miel ? 

Les bienfaits sont nombreux : 

  • Il a un excellent pouvoir sucrant et il est moins calorique que le saccharose (sucre blanc). Lorsque l’on regarde la valeur calorique du miel et du sucre blanc, on se rend compte que le miel à environ 100 calories de moins que le sucre blanc ( miel 300 kcal VS sucre blanc 400 kcal). Bien sur la valeur calorique varie selon le miel que vous consommez. Mais le plus important n’est pas là. Le sucre blanc a un indice glycémique beaucoup plus élevé que le miel. Cela fonctionne un peu comme une drogue, c’est-à-dire qu’il vous met dans un état « d’hyper-vigilance », mais lorsque cet état retombe et ça arrive rapidement, vous êtes en manque de sucre vous en redemandez. Je vous mets ici une fiche répertoriant la quantité des nutriments présents dans le sucre venant du site « journaldesfemmes.fr ». Alerte spoiler hormis quelques endroits vous n’y trouverez que des zéros. 
  • Il apaise la toux. Une étude canadienne NCBI (National Center for Biotechnology Information) a démontré que l’utilisation du miel chez les enfants soulageait la toux et les troubles du sommeil qui pouvaient en découler. D’après une autre étude de ce même organisme NCBI, le miel aurait un meilleur effet que certains traitements. 
  • C’est un antioxydant. Chose à savoir sur le miel, plus il est sombre et plus il contient d’antioxydant. 
  • Il régule le cholestérol. Ce n’est pas l’aliment par excellence pour réduire le cholestérol, mais il est tout de même intéressant de souligner que le miel a un effet intéressant sur celui-ci. Les antioxydants présents dans le miel ralentissent le processus d’oxydation du mauvais cholestérol et protège ainsi le cœur. 
  • Il facilite la digestion. Le miel vient en aide à la flore intestinale et évite la fermentation. Pas forcément facile à trouver, mais si vous pouvez vous procurer du miel de bourdaine il a un effet laxatif ;). 
  • Il aide la cicatrisation. Il réduit la prolifération des bactéries ce qui a pour conséquence d’améliorer la cicatrisation. Pour un meilleur effet, privilégiez le miel de Thym. 

Pour l’application c’est très simple : après avoir nettoyé l’endroit concerné, appliquez le miel avec une spatule en bois. Pourquoi en bois ? Parce que tout le monde dit ça alors ne commencez pas à faire les fous avec vos spatules en plastiques. Appliquez en couche fine et recouvrez avec une compresse sèche. 

  • Favorise l’endormissement. Malgré ce que l’on pourrait penser « pas de produits sucrés le soir » le miel aide à l’endormissement. Comment ? Je vais tenter de la faire simple mais voilà :  

Il augmente l’insuline, ce qui entraine le tryptophane (un acide aminé) vers le cerveau. De là, il est converti en sérotonine (le tryptophane pas le cerveau hein !). La sérotonine favorise la détente et dans l’obscurité elle est convertie en mélatonine.  

Retenez surtout qu’avant une sieste ou une nuit de sommeil faite vous un petit thé (sans théine type rooibos) avec une petite cuillère de miel. 

On s’arrête là pour les biens faits, de toute façon vous le savez Google Ecosia est votre ami. 

ATTENTION : L’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) déconseille fortement de donner du miel à un enfant de moins d’un an ! 

Pourquoi ne pas consommer du miel ? 

  • Lorsqu’un apiculteur désire collecter du miel, il se doit d’enfumer les abeilles pour les repousser afin qu’elles ne viennent pas le piquer, ce qui leur coûteraient la vie. En effet, quand une abeille pique c’est son dar qui se voit arraché de son abdomen causant ainsi la mort. L’enfumage cause un grand stress chez les abeilles. Elles se retrouvent aussi parfois écrasées lors des manipulations. 
  • Pour ce qui est de la reine, il est fréquent que les apiculteurs leur coupent les ailes afin de s’assurer qu’elles ne quittent pas la ruche (cette pratique est interdite dans l’agriculture biologique). 

Si vous ne souhaitez pas consommer de miel vous pouvez choisir par exemple de prendre du sirop d’agave ou du sirop d’érable. 

Je vous mets quelques liens si vous souhaitez vous informer un peu plus :  

Où acheter son miel ? 

Aujourd’hui la majorité des miels que vous trouvez ne vienne pas de France. Ceci s’explique facilement, les apiculteurs français et leurs abeilles produisent environ 20 000 tonnes de miel par an, alors que les français en consomment environ 40 000 tonnes par an.  

D’après une étude parue en 2015 sur le site economie.gouv.fr, plus d’un miel sur 10 est adultéré, c’est-à-dire qu’il est coupé avec des sirops de sucre. De même, l’origine des miels premier prix est souvent floue et font l’objet de mélange de plusieurs miels.  

Vous allez me dire j’aime le miel d’acacia et le miel de tilleul, ça ne me dérange pas qu’il soit mélangé. Moi non plus, j’aime le chocolat et j’aime les amandes, bingo j’aime le chocolat aux amandes.  

Le problème ici c’est que pour réaliser ce mélange le miel est chauffé et ce procédé lui fait perdre beaucoup de propriétés.  

Et le miel français ? 

C’est un peu pareil en fait. Ici, pas de problème de traçabilité, mais vous connaissez les industriels, ils veulent que tout soit homogène. Pas de différence d’une année à une autre, d’une saison à une autre. Pour ça, ils font des mélanges afin que chaque pot soit parfaitement identique et comme on l’a vu plus haut, ça altère la qualité du miel. Vous vous retrouvez avec votre pot bas de gamme à 14€ le kg. 

Là on vient de répondre à la question « où ne pas acheter son miel ? » alors avant de finir cette partie de « qui est-ce ? » on va essayer de savoir comment reconnaitre du vrai bon miel. 

Sortez des grandes surfaces. Déjà pour une question d’assurance, sortez des grandes surfaces. Je ne dis pas que vous n’en trouverez pas, mais simplement que vous jouez au loto. 

Le prix. Le pot de 1 kg doit coûter entre 14€ et 20€. 

La cristallisation. Hormis certain miel comme l’acacia, le miel cristallise, si vous voyez ce phénomène c’est bon signe. 

Le test du verre d’eau. Si Jean Marc, apiculteur à Roubaix vous dit t’inquiète c’est de la bonne ais confiance, mais que voilà vous avez un doute. Faites le test du verre d’eau. Mettez simplement un peu de miel dans un verre d’eau et s’il reste au fond du verre c’est que c’est un bon dealer, s’il se dissout, toute cette histoire va se finir avec Jean Marc dans une cave… 

Parce qu’un petit lien ça ne fait pas de mal, voici le site www.mathieua.fr  pour en voir un peu plus. 

Bon, tu vas répondre à la question ? On l’achète où le miel ? 

Je n’ai pas de réponse toute faite à cette question, vous pouvez vous tourner vers le site internet lecourtcircuit.fr, les amap, ou mieux, directement vers des apiculteurs près de chez vous. Là encore, internet est votre ami. 

Le miel ne se périme pas 

Le 12 février 1905 dans la vallée des rois, trois égyptologues, Theodore M. Davis, Arthur Weigal et Gaston Maspero, visitent pour la première fois  la tombe de Yuya et Thuyu morts vers 1375 avant J.C. Ils découvrir, entre autres, deux vases en albâtre dont l’un d’eux contenait du miel. Impressionné par cette découverte, Arthur Weigal écrit à son épouse : « Dans un recoin il y avait des jarres de vin, avec le couvercle fixé grâce à de la ficelle et parmi eux se trouvait un gros vase en albâtre plein de miel encore liquide. » 

Finalement, suite aux analyses faites en 1908, il s’agissait en réalité de natron, un minéral servant à la momification.  

L’histoire s’avère donc erroné, mais elle est belle, car elle permet de parler du fait que le miel, conservé dans de bonnes conditions, ne se périme pas. Même s’il faut compter deux à trois ans pour la pérennité de ses biens faits. 

Bien conserver du miel est assez simple, il faut le mettre à l’abri de l’humidité et de la chaleur, mais aussi et c’est moins connu, le site mielinfrance.fr nous conseille de l’éloigner des rayonnements UV. À l’image des bouteilles d’huiles d’olives, l’idéal serait de le conserver dans des pots en verre opaque. 

Le mot de la fin 

Si vous êtes des curieux et que vous souhaitez voir comment travail un apiculteur, je vous invite à suivre la chaine YouTube : « Une saison aux abeilles ». 

Juste ici voici directement le lien de sa toute première vidéo, afin de voir le déroulement d’une année de travail : Une saison aux abeilles saison 1 épisode 1 

L’article touche à présent à sa fin. Vous pouvez nous suivre sur le Facebook de l’association Eveil toi pour être informé de notre actualité. Mais aussi nous écrire via la page contact

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